Et si le tatouage pouvait agir en chacun de nous comme révélateur d’une dimension spirituelle ? Bien que le tatouage se soit démocratisé, cet art a encore bien des secrets à dévoiler.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été complètement fascinée par l’univers du dessin corporel et les peaux tatouées. Encore aujourd’hui, cet univers continue d’attiser ma curiosité et mon imagination. Au travers d’expériences vécues que je te partage, je vais te raconter les éléments qui ont accompagné ma démarche

La pleine conscience

Dépassons les préjugés un instant : les tatouages ne sont pas forcément liés à une addiction. Dans mon cas, ils représentent des choses que je n’aurai jamais su exprimer par des mots à des moments clefs de ma vie. Ce sont en quelque sorte des talismans que j’ai encrés/ancrés sur ma peau, et qui agissent tels des “éveilleurs de conscience.” Ils symbolisent des qualités que je souhaitais m’approprier.

Suivre son intuition

Pour retranscrire son moi intérieur, son histoire et son évolution, certains écrivent, d’autres prennent des photos, moi j’ai choisi le tatouage. Chacun a été réalisé au mois de mars 2014 et 2015, deux années où j’ai vécu des moments intenses.

Pourquoi avoir attendu mes 32 ans avant de faire mon premier tatouage ? Tout simplement parce que j’avais la sensation qu’avant, ce n’était pas le bon moment. Je me suis laissée guider par mon intuition et elle me soufflait de patienter.

Choisir le bon moment

Mes tatouages ont tous été réalisés au moment de l’équinoxe de printemps, au mois de mars. Ce moment de l’année marque à la fois la clôture d’un cycle astrologique et le début d’un autre. J’aborde cette période du cycle des saisons plus en détails dans mon article dédié à Ostara.

C’est après avoir pris le temps de cheminer mentalement sur le choix de mon tatouage que j’ai finalement eu le déclic et que j’ai enfin pris rendez-vous avec un tatoueur.

Le regard des autres

Dans les années 80/90, le tatouage n’avait pas encore connu le même engouement que depuis les dix dernières années, et surtout, il avait une connotation négative. Aujourd’hui, même s’il fait partie des mœurs, nous sommes encore nombreux à porter un regard critique sur les tatouages des autres.

L’avis de l’entourage

Parmi mes proches, même si certains ne sont pas personnellement fans de la pratique, aucun n’a jamais remis en question mon choix. Me faire tatouer à 32 ans m’a très certainement préservée du jugement des autres. J’ai également assez confiance en moi pour ne plus rechercher une approbation extérieure.

Cependant, du côté professionnel, j’ai eu droit à une interrogation : » Tu sais que c’est à vie ? ». Je me demande encore ce qui a motivé cette question, car lorsqu’on attend d’avoir passé la trentaine pour faire son premier tatouage, on ne peut plus parler d’erreur de jeunesse. Quand ce type de jugement se présente, mais que la décision est mûrement réfléchie, il est alors facile d’expliquer de manière pédagogique son passage à l’action.

Se faire confiance

L’avis des autres peut amener à douter de ses choix. Pourtant il est important de se faire confiance même si on en vient à douter après coup. Se faire tatouer est une modification du corps au même titre que la chirurgie plastique. Il est possible et normal d’avoir besoin d’un temps d’adaptation pour ancrer mentalement son nouveau corps.

Comme je l’ai expliqué dans la première partie de cet article, si le tatouage a été réalisé par sa propre volonté et en pleine conscience, les doutes seront rapidement dissipés.

Lorsque l’on décide se faire tatouer, on entre dans le processus d’ancrer/encrer une signification symbolique en soi… à vie.

L’importance de la symbolique

Mes tatouages agissent comme des talismans : je sens qu’ils ont des vertus magiques et un pouvoir de protection. Tous ont une symbolique forte pour moi et sont intrinsèquement liés à mon histoire et à ma personnalité.

Mon premier tatouage : le guide

Pour mon premier tatouage, il me semblait important de choisir une personne en qui j’avais confiance et en l’occurrence je connaissais déjà David, qui fait partie aujourd’hui du Tattoo Shop Artibal à Lyon. Il avait tatoué plusieurs membres de ma famille, et j’avais donc pu voir la précision dont il faisait preuve, ainsi que comment perdurent ses réalisations sur le long terme. C’est lui qui a réalisé tous les tatouages que j’ai à l’heure actuelle.

Souvent la première fois, on peut être tenté de choisir un petit motif, une zone facile à cacher, quelque chose de discret. De mon côté, c’était tout le contraire et je n’ai pas fait les choses à moitié. En mars 2014, j’ai tatoué mon bras et une partie de ma main. C’était une manière pour moi de sauter le pas. Étonnamment, j’ai adoré la sensation de me faire tatouer.

La marge créative était très limitée car je savais exactement ce que je voulais : une prière en Sanskrit, la langue tibétaine. Elle symbolise pour moi le fait d’être guidée et de toujours trouver des solutions créatives pour surmonter les obstacles qui apparaissent dans ma vie. C’est mon symbole de force et de courage, il est comme la lanterne de l’Ermite dans le tarot : il éclaire le chemin que je veux emprunter.

Mon deuxième tatouage : l’ancrage

À l’intérieur de ma cheville, se trouve un arbre de vie. Je me suis inspirée d’un tableau que j’ai peint il y a une dizaine d’années et d’un autre arbre de vie dont les racines m’évoquent le fait de bien garder les pieds sur terre. Les feuilles sont matérialisées par des ronds qui « s’envolent » et symbolisent ainsi mon esprit et ma conscience. Le tronc représente mon corps.

Je suis quelqu’un qui mentalise beaucoup, ce qui fait que j’oublie souvent de vivre à travers mon corps, et pas juste à travers mon esprit. Ce tatouage est donc mon symbole d’ancrage pour contrebalancer ma spiritualité qui a tendance à prendre souvent le dessus.

Mon troisième tatouage : l’amour

Ce dernier tatouage a été réalisé à la suite du 2ème. À mon grand étonnement, lorsque j’ai fait ce troisième tatouage sur les côtes, réputée zone sensible… je n’ai rien senti, j’ai même failli m’endormir. Est-ce que lors du précédent mon cerveau avait sécrété assez d’endorphines pour que je ne sente plus rien ?

Bien sûr, je te parle ici de mon expérience personnelle. Il va de soi que la douleur peut varier d’une personne à une autre et dépend également de la taille du tatouage. Plus il est grand, plus il faut de temps pour le réaliser, plus la douleur risque de se faire sentir.

Pour ce dernier tatouage, j’ai choisi un motif représentant le mantra de l’amour universel. J’ai ressenti le besoin de l’avoir proche de mon cœur, car j’avais du mal à faire l’expérience d’aimer mon prochain. Je comprenais bien la notion, mais pour moi, elle ne faisait pas sens car je me sentais agressée par le monde extérieur et les autres. J’avais envie de pouvoir aimer une personne toute entière, avec ses qualités et ses défauts. Je voulais me libérer de ma peur de l’autre et de l’abandon.

Il a fonctionné un peu comme une prière je crois, car l’année de sa réalisation j’ai rencontré mon chéri et l’année suivante, un véritable bouleversement est apparu dans ma vie.

Et ensuite ?

Comme je te l’ai dit au début de cet article, le tatouage me permet de laisser libre court à mon imagination. Je suis capable d’inventer mille histoires sur le choix du motif et de sa symbolique. Les idées pour de futurs tatouages ne me manquent donc pas. Mais je fais une fois de plus le choix de me laisser guider par mon intuition. Lorsque le bon moment sera venu, je le saurai.

As-tu déjà des tatouages ? Ont-ils une signification particulière ? Si tu n’en as pas est-ce un projet qui te fait envie ?

Nadège •••★

Tatouage magique

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